Les iles Lavezzi @@

« Au sud de l’île souffle un air puissant qui façonne la pierre, la mer, les terres mais aussi les hommes. Il mène partout et, du port à l’archipel des Lavezzi, de falaises en vignes perchées, guide le visiteur  » L’express 27082015

Avec les navettes au départ de Bonifacio :  » Le trajet dure 30 minutes à l’aller et 1h au retour. Le départ se fait toutes les 30min et le retour toutes les heures à partir de 12h30. Vous avez ainsi le choix de ne pas faire d’escale sur l’île ou alors d’y rester quelques heures ou la journée. Dans ce cas-là, pensez à vous équiper : crème solaire, parasol, eau, pique-nique et sac poubelle ; et oui, l’île est quasiment déserte…Ici on y vient pour la plage mais surtout pour découvrir ce paysage de blocs granitiques, sa faune et sa flore protégées.  » dit le site de la SPMB qui fait le circuit pour 37€ (adulte)

Le journalOuest France :  » Îles Lavezzi, joyau méditerranéen

Situé à l’extrême sud de la Corse, l’archipel des Lavezzi est le point le plus méridional de France métropolitaine. Les îles granitiques rappellent les chaos bretons. L’eau turquoise (qui, l’été, dépasse souvent les 25 °C) en plus. Cavallo, la plus grande île, est la seule à être habitée et n’avoir pas été classée en réserve naturelle. Elle est surnommée l’île des milliardaires. Tandis que Lavezzu, ouverte au public, permet d’approcher la flore et la faune : on y trouve des puffins cendrés et des goélands d’Audouine. « 

Spot Historique / Les lavezzi et le naufrage de la Sémillante

Le naufrage de ce navire, le 15 février 1855, personne ne l’a oublié à Bonifacio. Chaque année, un hommage est rendu par les autorités à cette frégate, fleuron de la Marine française, qui s’élança du port de Toulon, direction la mer Noire et la guerre de Crimée, avec à son bord quelque 300 marins et 400 soldats. Renonçant à doubler la Sardaigne par le sud pour cause de mauvais temps, le capitaine s’engouffra dans les bouches de Bonifacio.

Le naufrage de ce navire, le 15 février 1855, personne ne l’a oublié à Bonifacio. Chaque année, un hommage est rendu par les autorités à cette frégate, fleuron de la Marine française, qui s’élança du port de Toulon, direction la mer Noire et la guerre de Crimée, avec à son bord quelque 300 marins et 400 soldats. Renonçant à doubler la Sardaigne par le sud pour cause de mauvais temps, le capitaine s’engouffra dans les bouches de Bonifacio.

La nécropole abrite une partie des dépouilles de La Sémillante et, gravée dans le bronze, on peut y lire une lettre déchirante, celle d’une mère à son fils : «Depuis trente années que tu sillonnais les mers, j’étais en proie aux plus vives inquiétudes. Tes lettres, tes retours étaient le bonheur de ma vie. (…) Tout a péri dans ce funeste naufrage.»

Une erreur fatale. La tempête y était homérique et, vers midi, le trois-mâts se fracassa sur les récifs de l’archipel des Lavezzi dans «un grondement large et sourd, pareil à celui d’un tonnerre venant de sous terre», selon le récit d’un berger qui vivait là. Aucun survivant. Des corps mutilés furent repêchés des jours durant sur le rivage. Au total, 560 cadavres sans visage et sans nom, à l’exception du capitaine et de l’aumônier, identifiés grâce à leur uniforme. Une centaine d’autres marins furent, eux, à jamais engloutis par les flots.

Dans l’est de l’île, un second cimetière, doté d’une chapelle funéraire, conserve d’autres corps, enterrés là où ils furent trouvés. Plus loin, sur la pointe de l’Achiarino, une pyramide a été élevée à l’endroit même où La Sémillante acheva, déchiquetée, son tragique périple.

La catastrophe, rendue célèbre par un récit qu’en tira Alphonse Daudet (L’Agonie de La Sémillante, 1866), a donné aux bouches de Bonifacio la réputation d’être un passage infernal Les lavezzi et le naufrage de la Sémillante

Laisser un commentaire